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Pathologie · Cartilage et os sous-chondral

L'ostéochondrite disséquante du genou.

Une anomalie de la vascularisation d'un fragment d'os situé sous le cartilage, qui touche principalement les enfants et les jeunes adultes.

Comprendre l'ostéochondrite disséquante.

L'ostéochondrite disséquante du genou est une pathologie articulaire qui touche principalement les enfants et les jeunes adultes. Elle se caractérise par une anomalie de la vascularisation d'un fragment d'os situé sous le cartilage, le plus souvent au niveau du condyle fémoral. Privé de sang, ce petit morceau d'os peut se nécroser, se fissurer, puis finir par se détacher partiellement ou totalement dans l'articulation. Elle peut toucher les deux genoux.

Les symptômes se manifestent généralement par des douleurs progressives à l'effort, un gonflement du genou ou des sensations de blocage articulaire. Le diagnostic repose essentiellement sur la radiographie et l'IRM, pour évaluer la taille et la stabilité du fragment.

Chez les patients en croissance, un simple repos sportif associé à une immobilisation suffit souvent à consolider la lésion. En revanche, si le fragment est instable ou détaché chez l'adulte, une intervention chirurgicale devient nécessaire pour le fixer ou nettoyer l'articulation par arthroscopie.

Schéma à venir : les trois stades de l'ostéochondrite disséquante

Le but de la chirurgie.

L'objectif de la prise en charge est l'obtention d'un genou fonctionnel et indolore. De nombreux paramètres entrent en ligne de compte pour le choix thérapeutique : l'âge du patient, mais surtout son statut de croissance, le siège de la lésion en zone portante ou non portante, le volume et la profondeur, son stade évolutif et la stabilité du fragment, ainsi que l'état du cartilage.

La technique chirurgicale.

Le but des différentes techniques dépend de la persistance ou non d'un fragment et de ses capacités à être « refixé » sur le condyle. Voici les grandes lignes de ces différentes prises en charge :

  • Les perforations et micro-fractures, qui permettent de stimuler une certaine repousse cellulaire dans la zone de niche où le fragment a disparu. Ce geste peut être réalisé par arthroscopie, avec une caméra à l'intérieur du genou, ou par chirurgie conventionnelle et une ouverture classique.
  • Les fixations, plus ou moins associées à des greffes. La fixation par vis métallique peut être réalisée par arthroscopie ou par chirurgie conventionnelle.
  • Les greffes de cartilage, ce qu'on appelle les « mosaïques ». Des greffes de donneurs (allogreffes) peuvent également être réalisées. Enfin, il existe des techniques de régénération cellulaire par application de membrane de stimulation.

D'après l'EMC.

Les modalités d'hospitalisation.

Dans la majorité des cas, que ce soit chez l'adolescent ou l'adulte, la chirurgie peut être réalisée en ambulatoire.

Les suites post-opératoires.

La rééducation commence dès le soir de l'intervention avec le kinésithérapeute, avec mobilisation et une reprise d'appui plus ou moins partielle en fonction de la technique chirurgicale employée.

  • La marche se fait toujours avec deux cannes béquilles, généralement gardées trois semaines.
  • La conduite peut être reprise généralement après la consultation postopératoire, trois semaines après l'intervention.
  • L'arrêt de travail est généralement de six semaines. La reprise d'activité sportive est décidée avec le chirurgien et/ou le médecin du sport, en fonction de la récupération.

Le suivi post-opératoire.

La consultation postopératoire est faite à trois semaines, puis les consultations avec le médecin du sport, environ deux, s'échelonnent sur six mois. Un contrôle radiologique est généralement réalisé à ce délai pour apprécier la cicatrisation du fragment refixé.

Les complications possibles.

Comme pour toute intervention, un risque infectieux existe. Celui-ci est faible, mais en cas d'infection, une nouvelle chirurgie est en général nécessaire pour laver et mettre en route une antibiothérapie adaptée. Il existe également un risque de non consolidation. En cas de non consolidation, une nouvelle intervention peut être nécessaire pour réaliser une greffe osseuse de la zone.

Le tabac et la consolidation

Le tabac joue un rôle important dans la consolidation osseuse. Il est donc important d'éviter de fumer dans la période péri-opératoire.

Les résultats attendus à long terme.

Chez l'adulte, le traitement chirurgical permet de traiter la symptomatologie liée à l'ostéochondrite, et probablement de prévenir la dégradation articulaire. Les résultats sont variables en fonction de l'importance de la lésion et du délai diagnostic.

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